Une « Marie qui dénoue les liens » aussi sinistre qu’ambigüe, dont Andrea Cionci avait déjà parlé (ici: Un récit (au lance-flammes) de la visite « pénitentielle » du Pape au Canada), soulignant au passage que les photos de la bénédiction papale étaient presque introuvables (et on comprend pourquoi). Œuvre du sculpteur Timothy Schmalz, tristement célèbre pour avoir défiguré la Place Saint-Pierre avec un groupe en bronze représentant une barque de migrants et très en cour à Sainte Marthe. On savait déjà que François avait des goûts artistiques douteux, peu compatibles avec son ministère, mais là, c’est la Sainte Vierge qui est profanée. Aldo Maria Valli donne des détails.

Le sculpteur du Pape a encore frappé.

Voici l’inquiétant cadeau aux Indiens du Canada.

Il paraît que les Indiens du Canada ne se sont toujours pas remis du cadeau que François a voulu leur offrir à tous : une statue, réalisée par Timothy Schmalz, représentant une Sainte Vierge qui ressemble à un homme. Et plutôt en colère, en plus.

Sculpteur déjà tristement célèbre pour avoir créé l’horrible œuvre défigurant la place Saint-Pierre, Angels Unawares, qui montre cent quarante migrants debout sur un bateau, Schmalz a décidé d’accorder un rappel à la demande expresse de Bergoglio.

La statue que le pape a laissée au Canada est censée représenter Marie défaisant les nœuds, une dévotion chère à Bergoglio, mais le résultat est une autre horreur.

Donner un air démoniaque à une statue censée représenter la Vierge Marie est une tâche difficile, mais Schmalz y a réussi. Et c’est peut-être pour cette raison que l’artiste ( !) est si bien noté à Santa Marta, où il s’est déjà essayé aux crèches installées sur la place Saint-Pierre.

Avec un grand mépris pour le ridicule, le National Catholic Reporter [ndt: fleuron de la presse catholique de gauche, à ne pas confondre avec son presque homonyme le National Catholic Register] écrit que si « le pape Jules II avait Michel-Ange et Raphaël, le pape François a Timothy Schmalz ». Et « tout comme les artistes de la Renaissance du XVIe siècle ont laissé une marque indélébile sur le Vatican à travers des œuvres qui parviennent encore à communiquer des siècles plus tard, ces dernières années, c’est le travail de Schmalz, un sculpteur d’origine canadienne, qui a pris les messages du pontificat de François et les a ciselés dans une forme permanente ». Hélas, pourrions-nous ajouter.

La statue Mary, Untier of Knots [Marie, dénoueuse de nœuds], a été bénie par François au lac Sainte-Anne, un lieu de pèlerinage pour les peuples indigènes d’Amérique du Nord. Selon Schmalz, « il n’existe pas de meilleur symbole pour la tentative actuelle du pape François de s’excuser pour les abus commis dans les écoles gérées par l’Église catholique ». Le fait qu’il n’existe aucune preuve d’un tel abus n’est qu’un détail dont un artiste ( !) n’a certes pas à se préoccuper.

« C’est un portrait de son cœur », explique encore Schmalz en faisant référence à François. Et peut-être que, vu sous cet angle, il n’a pas entièrement tort.

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