Alors que le pape gît sur son lit d’hôpital depuis bientôt un mois, son véritable état de santé reste un secret bien gardé [voir annexe]: le 10ème étage de Gemelli est blindé, les bulletins de santé émanent non pas directement des médecins, mais de la salle de presse, des bulletins, d’ailleurs, qu’on dirait rédigés à la chaîne par l’IA tant ils sont répétitifs et aseptisés, au point que les médias internationaux n’en parlent pratiquement plus.
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Dans ces conditions, l’anniversaire de l’élection, un certain 13 mars 2013 passe largement sous les radars.
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Difficile, en effet, de prétendre « célébrer » un évènement qui, en interne, n’a produit que confusion et division, diluant la doctrine, faisant fuir les fidèles et asséchant les vocations et, en externe, a banalisé la papauté, redimensionnant – à la baisse! – considérablement sa voix sur la scène internationale. Même si ses prises de position – dites ou non-dites – sur Gaza et le conflit russo-ukrainien étaient plutôt de bonnes surprises, mais recadré par son entourage, il n’a pas voulu clarifier sa pensée et encore moins su imposer sa parole
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Le blog « Silere non possum » publie pour l’occasion un article (réservé aux abonnés), intitulé « La pieuse illusion », dont seules les premières lignes sont accessibles. Mais ces premières lignes sont très significatives, car dès le titre, elles captent l’essence profonde d’un pontificat désastreux qui, commencé dans l’enthousiasme (essentiellement des ennemis de l’Eglise!) se termine (au minimum) dans l’indifférence et/ou la déception.

Quand le pape divise :
Douze ans après cette pieuse illusion
Le 13 mars 2013, le cardinal Jorge Mario Bergoglio était élu au trône pétrinien. Quand le protodiacre Jean-Louis Tauran annonça le « Habemus Papam », l’émotion se mêla à la surprise : tout le monde ne comprit pas immédiatement la signification de ce choix. Lorsque le nouveau Pape apparut à la Loggia des Bénédictions, certains commencèrent à « capire l’antifona » [comprendre la chanson], comme on dit chez nous.
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Les expressions des cardinaux dans les loges latérales étaient le plus souvent souriantes, mais les visages tendus et absorbés ne manquaient pas. Dès les premiers instants, certains signes étaient éloquents pour ceux qui voulaient les saisir : le refus de la mozzetta et de l’étole, la présence à côté du pape du cardinal Cláudio Hummes, et ces détails apparemment mineurs qui transmettaient pourtant un message clair. Le visage contracté de Mgr Guido Marini, qui tenait l’étole papale sur son bras, était particulièrement significatif. L’absence de mozzetta rouge et le geste de ne porter l’étole que pour donner la bénédiction apostolique n’étaient pas de simples choix esthétiques, mais des actes symboliques de rupture avec le passé.
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Dès le premier instant, François a laissé entendre qu’il souhaitait marquer une rupture avec ce qui l’avait précédé. Dans nos paroisses aussi, nous avons des milliers de curés qui se demandent toujours : « Mon Dieu, je viens d’arriver, il vaut peut-être mieux que je prenne mon temps pour faire des changements ». Ici, cette logique n’était pas celle de François et elle aurait dû nous apprendre quelque chose. En effet, il ne s’agissait pas d’une simple simplification liturgique, mais d’un signe clair de son approche « pastorale » et de la manière dont il entendait exercer le ministère pétrinien. Chaque geste était porteur d’une signification profonde, révélant la vision du jésuite Bergoglio et le chemin qu’il entendait emprunter en tant qu’« évêque de Rome ».
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https://www.silerenonpossum.com/it/dodiciannidipontificato-papafrancesco/
Annexe
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Santé du pape: ce que l’on sait aujourd’hui… et les rumeurs
Selon le site bien informé (à ma connaissance) Il Secolo d’Italia, un appartement hospitalisé [/médicalisé] aurait déjà été aménagé à Sainte-Marie-Majeure et serait prêt pour accueillir le pape à sa sortie de la polyclinique Gemelli, « avec l’équipement nécessaire pour prendre en charge un patient âgé dans l’état clinique délicat que le monde entier connaît aujourd’hui ».
Il Secolo explique les raisons de ce choix (Sainte-Marie-Majeure plutôt que Sainte Marthe) en rappelant que François a déjà déclaré qu’en cas de renonciation, il n’avait pas l’intention de rester au Vatican, comme l’avait fait Benoît XVI, mais de s’installer à Sainte-Marie-Majeure [avec le titre d’ « évêque émérite de Rome »!], qu’il a également choisi comme lieu de sa prochaine sépulture (bref, ne surtout rien faire comme AVANT est sa devise jusqu’au bout!).
« La rumeur concernant l’appartement hospitalisé déjà prêt à Sainte-Marie-Majeure laisse entendre que, quand le pape François sortira de Gemelli, il ne reprendra pas ses activités de pontife » , poursuit Il Secolo.
L’indiscrétion vient de Sainte-Marie-Majeure, juste au moment où la voix officielle du Saint-Siège dément les rumeurs sur des travaux à Sainte Marthe. « Dans l’actuelle résidence du pape François, en ce moment, il n’y a pas de travaux de rénovation ou d’adaptation structurelle pour l’adapter aux nouveaux besoins du pontife », affirme le Saint-Siège.
Les mêmes sources officielles du Vatican précisent qu’à terme, « ce sont les médecins eux-mêmes qui devront dire quels instruments ou quelles nouvelles exigences structurelles seront nécessaires ».
Un problème, donc, à régler le moment venu, puisque la date de sortie éventuelle de Gemelli n’est toujours pas connue, bien que l’état du pape se soit amélioré: les médecins ont affirmé que son pronostic vital n’est plus directement engagé, mais que son « tableau clinique reste complexe ».
Mots Clés : François à GemelliLa version officielle confirme ce que Il Secolo a pu apprendre auprès des familiers de Sainte Marthe: l’appartement de 50 mètres carrés du Saint-Père n’a subi aucune intervention ces derniers jours, hormis un nettoyage de routine. Par ailleurs, pas même un stylo n’a été déplacé sur le bureau du pontife.