Sarah Mullally est la première femme de l’histoire à devenir archevêque de Cantorbéry et primat de la Communion anglicane, récitent les médias libéraux.
Pourquoi pas? La prétendue « communion » anglicane n’est plus qu’une coquille vide, tout au plus une secte – mais dont il serait facile de sortir -, qui, à force de provocations et de reniements, finit par éloigner ses derniers adeptes. C’est du reste à cause de ces provocations que Benoît XVI a établi en 2009 par la Constitution apostolique ANGLICANORUM COETIBUS des ordinariats personnels « pour les anglicans qui entrent dans la pleine communion avec l’église catholique » (dossier sur ce site).
(*) On me permettra cette petite entorse à la langue française. Mais c’est eux qui ont commencé!!
Ce qui est plus fâcheux pour les catholiques , c’est le message plus que courtois que leur chef a adressé à Dame Sarah Mullaly (sic!), jointe à une invitation au Vatican dès le 25 avril, que cette dernière s’est empressée d’accepter: « J’ai hâte de rencontrer bientôt Sa Sainteté et de continuer à renforcer les liens d’amitié et notre engagement commun »

A la Très Révérende et Très Honorable
Dame Sarah Mullally
Archevêque de Canterbury
«Avec nous seront grâce, miséricorde, paix, de la part de Dieu le Père et de la part de
Jésus Christ, le Fils du Père, en vérité et amour». (2 Jn 1, 3)
Avec cette assurance de la présence constante de Dieu, j’adresse mes salutations dans la prière à Votre Grâce à l’occasion de votre intronisation comme archevêque de Canterbury.
On ne peut s’empêcher de remarquer le deux poids deux mesures pratiqué par l’héritier de Bergoglio. Comme le remarque justement Massimo Viglione cité par Marco Tosatti
Il est impossible de ne pas remarquer un fait.
On apprend que Léon XIV recevra en avril, sans hésitation et sans soulever de difficulté, une « archevêquesse » nommée à la tête spirituelle de la soi-disant « Église » anglicane (c’est-à-dire d’une « religion » en voie d’extinction, du moins en Grande-Bretagne).
Pourtant, ce même Léon XIV a rejeté la demande d’audience présentée par l’archevêque Mgr Carlo Maria Viganò.
Immédiatement, les conservateurs vaticano-secondistes vont brandir leurs boucliers :
« Mgr Viganò est excommunié ! ».
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Absolument.
Au-delà du jugement de validité formelle que l’on veut donner à l’excommunication prononcée par Bergoglio (passons pour l’instant sur cet aspect), si l’on considère qu’il est excommunié, et que l’excommunié fait un pas pour recoudre la déchirure, pourquoi le Pasteur qui doit paître les brebis du Seigneur, qui est le père de tous les baptisés, ne veut-il même pas le recevoir ? Écouter et parler ne coûte rien.
Surtout pour un « père ».
Ce même Pasteur n’a pourtant aucun problème à recevoir avec tous les honneurs une excommuniée, qui est à la tête d’une secte religieuse protestante, qui nie six sacrements sur sept (y compris l’Eucharistie et l’Ordre, ce qui implique la fin du sacerdoce), la légitimité de la hiérarchie ecclésiastique, et donc de la Papauté elle-même.
[En face] un archevêque qui a servi l’Église pendant soixante ans, y compris à des niveaux élevés et sur le plan international, qui a dénoncé, preuves à l’appui, la corruption morale effrénée d’une partie importante des hiérarchies actuelles, qui reste absolument fidèle à la conservation intégrale de la foi catholique et de la morale qui y est liée, ne peut même pas être reçu une seule fois.
À l’ «archevêquesse », les portes s’ouvrent en grand.
Pourquoi ? Mais c’est évident : au nom du « dialogue » œcuménique.
Ce même dialogue qui est pourtant refusé à un archevêque de la Sainte Église romaine.
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https://www.marcotosatti.com/2026/03/28/leone-ricevera-larcivescova-abortista-di-canterbury-e-non-mons-vigano-vabbe-massimo-viglione/


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