Révélations sur la renonciation de Benoît XVI

11 Oct 2021 | Benoît XVI

C’est le blog généralement très bien informé « Specola » hébergé par le portail hispanophone « Info Vaticana » qui s’en fait l’écho dans le billet quotidien où il balaie toute l’actualité du jour dans les « Palais sacrés ». Et en conclusion de celui d’aujourd’hui, il apporte des précisions étonnantes, notamment sur la chronologie, qui bousculent quelque peu la version « officielle ». A confirmer, bien sûr.

(…)

Terminons par la démission de Benoît XVI, qui fait et fera encore l’actualité. Essayons de reconstituer la préhistoire de sa décision depuis qu’un an plus tôt, le 30 avril 2012, il en a parlé pour la première fois avec le cardinal Tarcisio Bertone, son secrétaire d’État. Il l’a ensuite révélé « à trois autres personnes très proches de lui : son confesseur, un prêtre polonais de la Pénitencerie apostolique, son frère aîné, Monseigneur Georg Ratzinger, et son secrétaire privé, Monseigneur Georg Gänswein ».

Le 4 février 2013, quelques jours avant la « bombe », Ratzinger a informé le Quirinal [résidence du Président de la république italienne, à l’époque Giorgio Napolitano, avec qui le Saint-Père avait noué des liens d’amitié, ndt]. Le soir du 10 février, Becciu a téléphoné à Greg Burke [directeur de la Salle de presse] « pour lui demander d’arriver un peu plus tôt que d’habitude au bureau le lendemain matin », afin d’éviter que la nouvelle ne parvienne aux journaux avant l’annonce officielle du pape Benoît XVI. La veille du consistoire, Guido Marini, de manière tout à fait inhabituelle, a téléphoné au domicile de chaque maître de cérémonie pontifical pour s’assurer de leur présence.

Le 10 février, le texte de la démission, qui est toujours la source de tant de controverses et d’ « interprétations », a été révisé définitivement. L’autographe du pape porte la date du 7 février dans un premier texte et, après une petite correction orthographique dans le texte latin, compte tenu également de la nécessité d’une traduction précise en italien et dans d’autres langues, le texte final porte la date du 10 février.

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