Ce n’est pas à proprement parler une « nouvelle » pour les Français, nous sommes au courant depuis plus d’une semaine. Mais c’est intéressant d’avoir un point de vue de l’étranger. Macron en prend pour son grade, et les oreilles devraient lui siffler. Il est qualifié de « petit coq français », « petit soldat de plomb », « Napoléon de poche » (enfin, c’est moi qui ai ajouté « de poche ») et autres gracieusetés. Mais ce n’est pas moi qui le dis… et c’est juste une info (on n’est jamais trop prudent, par les temps qui courent!!)
L’appétit de guerre français et la blague du kit de survie
Luca Volontè
lanuovabq.it/it/la-voglia-francese-di-guerra-e-la-boutade-del-kit-di-sopravvivenza
La dernière lubie de Bruxelles sent la farce de carnaval hors-saison: un kit de survie pour permettre aux citoyens de faire face à toute nouvelle crise qui pourrait émerger. Y compris une guerre nucléaire.
Les dangereuses folies de la Commission européenne, ou plutôt de certains commissaires européens, n’en finissent pas. En particulier les commissaires « libéraux », et surtout les deux porte-parole du petit coq français : Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion des crises) [belge] et Kaja Kallas (haute représentante et vice-présidente de la Commission pour la politique étrangère et de sécurité) [estonienne], cette dernière s’employant quotidiennement à démanteler tout progrès dans les pourparlers de paix entre les États-Unis, la Russie et l’Ukraine. Les deux madames [en français dans le texte] semblent de plus en plus alignées sur les volontés du petit soldat de plomb Emmanuel Macron qui, ces derniers mois, pour surmonter la crise de sa popularité à l’intérieur, ne cesse de relancer la course aux armements et inventer des dangers imminents pour la sécurité des citoyens européens.
La dernière en date des lubies bruxelloises a été dévoilée hier et sent la blague de carnaval hors-saison: le « kit de survie ». L’Union européenne souhaite que chaque État membre mette au point un kit de survie de 72 heures pour permettre aux citoyens de faire face à toute nouvelle crise qui pourrait survenir. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie européenne visant à se préparer à toute éventualité, qu’il s’agisse d’une pandémie, d’une guerre ou d’événements catastrophiques à l’échelle du continent, dans laquelle il est également prévu d’augmenter les stocks de produits de première nécessité et d’améliorer la coopération entre civils et militaires.
La stratégie présentée hier, 26 mars, comprend une liste de 30 mesures concrètes que, selon la Commission, les États membres de l’UE doivent prendre pour accroître leur préparation aux futures crises potentielles, qui vont des catastrophes naturelles aux accidents industriels en passant par les attaques d’acteurs malveillants dans les secteurs cybernétique ou militaire.
« Au sein de l’UE, nous devons penser différemment parce que les menaces sont différentes, nous devons penser plus grand parce que les menaces sont aussi plus grandes »,
a déclaré aux journalistes Hadja Lahbib, commissaire chargée de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, qui a également publié une vidéo étrange sur ses réseaux sociaux, sur le contenu de survie de son sac à main : des lunettes, de l’eau pour arroser les plantes, des documents et un couteau suisse polyvalent.
Une blague ? Pas du tout ! La Commission invite instamment les États membres à veiller à ce que les citoyens disposent d’un kit d’urgence leur permettant d’être autonomes pendant au moins 72 heures au cas où ils seraient coupés de tout approvisionnement essentiel.
L’un des points clés de la stratégie de survie est d’augmenter les stocks d’équipements et de fournitures essentiels, tels que les vaccins, les médicaments et les équipements médicaux, les matières premières critiques pour permettre la poursuite de la production industrielle d’équipements stratégiques et d’équipements énergétiques.
Ces dernières semaines, Bruxelles a déjà présenté des propositions visant à augmenter les stocks de médicaments et de minéraux essentiels, qui relèvent de la compétence des États membres. Les achats de matériel et d’équipements de santé seront-ils davantage centralisés, comme pour les vaccins, afin de reproduire un nouveau scandale Pfizer ?
Pourquoi l’amélioration de la coopération civilo-militaire est-elle essentielle, selon la Commission, pour la stratégie de l’UE en matière de préparation aux événements imprévus, catastrophiques ou d’urgence ?
Pour faire face efficacement aux « menaces modernes et complexes, telles que la guerre hybride, les cyberattaques et les agressions armées potentielles, l’UE a besoin d’une coopération sans faille entre les autorités civiles et militaires et d’exercices réguliers de préparation globale à l’échelle de l’UE pour tester la prise de décision et la coordination ».
Est-ce un hasard si aujourd’hui, comme ces dernières semaines, le nouveau « Napoléon » de Paris accélère par tous les moyens les initiatives pour la création d’une défense européenne volontaire, bien distincte de l’OTAN ?
Est-ce un hasard si la France a déjà introduit l’obligation d’un kit de survie pour ses citoyens, leur demandant de s’équiper pour une urgence de 72 heures avec de la nourriture, de l’eau, des médicaments, une radio portable, une torche, des piles de rechange, des chargeurs de piles, de l’argent liquide, des copies de documents importants, y compris des ordonnances médicales, des clés de rechange, des vêtements chauds et des outils de base tels que des couteaux à usages multiples ?
Tout cela ne se terminera pas dans un fou-rire, car le manuel de survie nous attend aussi, en prévision de l’envie de guerre dévastatrice qui depuis Paris souffle sur le continent. Paris s’apprête à envoyer aux citoyens, d’ici l’été, un manuel divisé en trois parties distinctes : une partie destinée à accroître la solidarité pour se protéger et protéger ses voisins ; une partie décrivant les actions à entreprendre en cas de menace imminente, avec les numéros d’urgence, les fréquences radio et les conseils pour fermer toutes les portes en cas d’accident nucléaire ; et enfin une partie expliquant aux citoyens comment rejoindre une force de réserve, qu’elle soit militaire ou municipale.
Préparons-nous, car Bruxelles va bientôt nous obliger à nous équiper comme des Robinson Crusoé et à nous inscrire à la protection civile ou à des groupes de réserve armés, juste pour instiller l’insécurité, répandre l’idée de dangers imminents et, bien sûr, nous imposer la nécessité d’un centralisme européen.
N’y a-t-il plus personne à Bruxelles pour siffler la fin de la récréation?


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