Mais de quoi se mêle-t-il? Après l’humiliation publique de la rebuffade que lui a infligée Donald Trump (documentée par une vidéo insoupçonnable) alors qu’il voulait s’incruster dans un tête-à-tête (incongru en ce lieu) entre le président américain et Zelensky dans la Basilique Saint-Pierre, il semblerait qu’au cours d’un déjeuner « de travail » à l’ambassade de France près le Saint-Siège il ait discuté avec les cardinaux électeurs français (absent, Mamberti), leur demandant de soutenir la candidature d’Aveline, également présent avec l’autre Français en vue, Bustillo.
Cela ne sent pas très bon: ce ne serait plus la mafia de Saint-Gall, mais le gang de la Villa Bonaparte.
Espérons que ces manœuvres minables échoueront, comme toutes les tentatives diplomatiques du petit intrigant de l’Elysée (aussi connu comme « la glu » depuis les JO Paris 2024).
Giù le mani dal papa!!!
Vers le Conclave, les manœuvres de Macron pour élire un pape français
Nico Spuntoni
Il Tempo
27 avril 2025

Lors du pit stop romain pour les funérailles de François, Emmanuel Macron s’est montré vraiment irrépressible. En plus de s’être « incrusté » [sans succès! ndt] dans la conversation entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky dans la basilique vaticane, le président français a continué à en faire trop après la cérémonie. Alors que le cercueil en bois du pape défunt était inhumé à Sainte-Marie-Majeure, Macron aurait consacré ses heures dans la Ville éternelle à fédérer les cardinaux transalpins autour d’un objectif ambitieux : favoriser l’élection d’un compatriote sur le trône de Pierre. Un rêve cultivé à table lors d’un déjeuner donné à la Villa Bonaparte avec 4 des 5 cardinaux électeurs arrivés de l’autre côté des Alpes.
Dans ce cadre splendide, Philippe Barbarin, Christophe Pierre, François-Xavier Bustillo et Jean-Marc Aveline se sont « mis en scène ». Ce dernier est précisément l’homme sur lequel Macron compte pour rendre la papauté à un Français, plus de six siècles après Grégoire XI. La candidature de l’archevêque de Marseille a fortement progressé ces dernières heures et a réussi à séduire les cardinaux électeurs qui soutiennent la nécessité de ne pas archiver la phase de synodalité ouverte par François. La nouvelle a dû parvenir aux oreilles du président français qui espère sans doute surfer sur la vague médiatique d’un pape français.
Même le très sérieux « Figaro » a rapporté qu’à cette occasion conviviale, Macron aurait posé des questions au cardinal Barbarin, un « vétéran » des conclaves puisqu’il a été créé par Jean-Paul II et qu’il y a donc participé en 2005 et 2013.
Aveline est également président de la Conférence épiscopale de son pays depuis quelques semaines et s’est fait connaître au fil des ans en Europe pour son engagement en faveur de la Méditerranée, notamment sur les questions en faveur de l’immigration et du dialogue avec l’islam. Parmi les cardinaux électeurs d’outre-Alpes, il est sans aucun doute le plus progressiste, mais l’initiative de Macron visait peut-être à réveiller la fierté nationale chez ses confrères plus conservateurs.
Le prélat de 66 ans, né en Algérie, souffre toutefois d’une limitation : sa méconnaissance de la langue italienne [à vérifier]. Ceux qui le connaissent le décrivent comme un « politicien habile ».
Macron a décidé de lui apporter son soutien par un geste inhabituel pour un chef d’État, qui rappelle le coup de fil qu’il avait passé au champion de football Kylian Mbappé pour le convaincre de refuser l’offre du Real Madrid et de rester au Paris Saint-Germain.
Mais à l’intérieur de la chapelle Sixtine, les téléphones sont interdits et le seul à « capter », ce devrait être l’Esprit Saint.

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