L’insoumis

29 Oct 2020 | Actualités

Ça se passe en Italie, où la situation est à peu près la même que chez nous. En marge des manifestations de protestation dans toute la péninsule, sporadiques et pour le moment pas vraiment coordonnées et surtout polluées par les violences de « black-blocks » télécommandés, voici une nouvelle qui prouve qu’il y a encore des gens de bien qui ne sont pas apathiques, et qui ne se laissent pas faire.

Résistance: le premier restaurateur rebelle

On est vraiment frappés par ces mouvements de rue. Bien que de nombreux points restent encore flous et, surtout, à analyser par un raisonnement qui ne peut pas regarder ou prendre en compte seulement la partie émergée de l’iceberg.

Je crois cependant qu’il y a eu en Italie un entrepreneur capable de donner la réponse la plus claire de toutes et d’obtenir un résultat beaucoup plus frappant de cinq manifs combinés pour dire peu et rien, comme cela s’est produit dans certaines villes de moindre importance médiatique.
Le nom de l’entrepreneur est Umberto Carriera, qui, à un peu plus de trente ans, gère 6 restaurants allant de Pesaro à la Riviera.
Un acte qui devrait faire réfléchir toutes les associations professionnelles qui ne semblent pas s’opposer à la catastrophe actuelle.
Quelques nuits plus tôt, précisément le lundi 26 octobre, jour de l’entrée en vigueur du dernier décret du Premier ministre, Carriera – ce n’est pas un hasard s’il a écrit à 27 ans un roman intitulé « Le courage du choix » – s, a décidé de ne pas fermer son restaurant de Pesaro, mais plutôt d’organiser un dîner avec 90 clients, promu via les réseaux sociaux, et donc de manière publique et transparente.

Comme on peut le voir dans la vidéo d’une télévision locale, les forces de l’ordre avec une vingtaine d’agents impliqués dans l’opération ont tenté de s’introduire dans le restaurant mais se sont retrouvés devant une foule de personnes qui au cri de « Liberté ! Liberté ! Liberté ! » ont poursuivi leur dîner jusqu’à la fin, laissant la police et les policiers impuissants face à cette situation. Le jeune propriétaire de Pesaro a continué à trinquer avec ses clients, et a promis qu’il ne fermerait pas un de ses restaurants, même s’il était arrêté.

À la fin du dîner, la police a infligé à Carriera une amende de 400 euros, ordonnant la fermeture des locaux jusqu’au 31 octobre. Cela n’a cependant pas fait reculer le propriétaire d’un pas, au contraire, interrogé sur Mediaset, il a déclaré qu’il ouvrirait un restaurant par jour au déjeuner et au dîner, pour continuer à protester contre le DPCM (Décret du Premier Ministre)

Mots Clés: Coronavirus

0 commentaires

Vous aimerez aussi

Quand le pape corrige l’IA… qui plaide non coupable

La NBQ, dans sa rubrique Borgo Pio, relate aujourd'hui une anecdote piquante à propos de Léon XIV, qui, avant son dernier voyage apostolique, a interrogé l'IA pour lui demander (tiens! lui aussi!!) ce que le pape devait dire aux évêques espagnols, et qui s'est vu...

Tucho et la crédibilité perdue de l’Eglise

Le 15 mai dernier, le préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi révélait qu'il préparait d’un nouveau document sur la transmission de la foi, sans toutefois fixer de date (cf. ZENIT - Français). La première réaction est de craindre le pire. Car quelle crédibilité...

Eglise et société: que reste-t-il des dix commandements?

Témoignage d'un curé "de terrain", encore le père Jorge Guadalix. Il constate que dans les confessions (et c'est bien qu'il y en ait encore!), il y a des péchés qui ont carrément disparu. Ils ne sont plus dans l'air du temps. On n'ose plus parler de chasteté,...

Share This