Ce n’est SURTOUT pas un acte magique par lequel nous obtenons ce qui nous arrange. Ce serait trop facile, nous dit Luisella Scrosatti, qui voit malgré tout dans cette consécration « une nouvelle d’une importance historique ». Mais je ne suis pas sûre que les catholiques qui ont accueilli avec enthousiasme la décision du Pape sont prêts à faire ce qu’elle nous suggère dans sa conclusion… Bref, c’est bien moins simple qu’il n’y paraît.

La foule priant face au miracle de la danse du soleil à Fatima le 13 octobre 1917
https://fr.aleteia.org/2015/10/14/les-images-de-la-danse-du-soleil-il-y-a-98-ans-a-fatima/

https://lanuovabq.it/it/consacrazione-un-gesto-decisivo-che-richiede-anche-la-nostra-penitenza

(extrait)

L’annonce de la consécration de la Russie et de l’Ukraine par le Saint-Père le 25 mars prochain, en la solennité de l’Annonciation du Seigneur, qui sera faite « en parallèle » à Fatima par le cardinal Krajewski, doit être considérée comme une grande nouvelle, une nouvelle d’importance historique.

(…) Mais à Fatima, la Vierge avait clairement demandé, en même temps que la consécration, la communion de réparation les cinq premiers samedis et la pénitence. En particulier, dans le troisième secret, nous voyons l’ange appeler à trois reprises le monde à la pénitence. Cela signifie tout d’abord reconnaître que la guerre et les calamités sont des moyens que Dieu permet pour châtier le monde, et leur force est le péché des hommes. La Vierge utilise précisément le terme « châtiment », même s’il nous déplaît. La véritable cause du mal qui nous afflige, ce sont nos péchés, notre désobéissance continuelle à Dieu, foulant aux pieds ses commandements, notre manque total de respect et de dévotion envers Lui, le Bien suprême.

Ainsi, tandis que nous espérons la paix, nous devons aussi faire très attention à ne pas considérer la consécration à la Vierge comme un acte magique, par lequel nous obtenons ce qui nous arrange. Ce serait défier Dieu que de demander la paix et la prospérité, sans vouloir mettre fin au péché, sans vouloir abandonner un mode de vie, en privé et en public, qui offense Dieu. La pénitence est absolument nécessaire, tout comme la réparation.

La Providence veut que cet acte soit annoncé et réalisé au milieu du Carême, un temps désormais vidé de ces pratiques pénitentielles, comme le jeûne et l’abstinence de viande, aujourd’hui réduits à peu de choses, qui étaient offertes pendant quarante jours en tant que peuple de Dieu, et pas seulement comme initiatives généreuses d’individus. La meilleure façon de soutenir cet acte de consécration est peut-être de vivre ces jours de carême comme Dieu l’a enseigné à son Église depuis des siècles : abstinence de viande (de préférence de tous les aliments d’origine animale) et jeûne, c’est-à-dire un seul repas par jour, le soir (qui peut être atténué par un ou deux repas plus légers). Des pratiques qui sont au cœur de la tradition de l’Église et qui, allez savoir pourquoi, ont été jugées obsolètes.

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