Il n’y a aucune raison de mettre en doute ce reportage de France Info (bien que le service public français soit toujours partant lorsqu’il s’agit de critiquer l’Eglise, ce qui est nouveau, c’est que cet a priori cathophobe touche désormais aussi CE pape!). Finalement, on en revient à ce que j’écrivais cette semaine (Réform(it)e, cette fois l’Opus Dei. François lasse tout le monde)

La station d’info titrait le 27 juillet:

Pourquoi le « pèlerinage pénitentiel » du pape n’attire pas les foules « découragées »

En dessous d’une photo très éloquente (et qui pourrait presque serrer le cœur, c’est dire!), le journaliste tentait une explication… plutôt charitable:

Le Pape François au lac Sainte-Anne, considéré comme sacré par les populations autochtones.  (LINCOLN HO / ANADOLU AGENCY)
Le Pape François au lac Sainte-Anne, considéré comme sacré par les populations autochtones.  (LINCOLN HO / ANADOLU AGENCY)

François ne remplit plus les stades. Le pape poursuit son voyage au Canada pour réconcilier les populations autochtones avec l’Eglise, malgré la faible mobilisation de la population. Ainsi, à Maskwacis, dans la province d’Alberta, les autorités attendaient 15 000 personnes mais n’en ont accueillies que 2 000, ce mardi 26 juillet. Le même jour, le stade d’Edmonton était largement plus rempli – avec environ 50 000 spectateurs sur les 65 000 attendus -, pour une grande messe y était célébrée, et qu’une chanteuse tentait de mettre l’ambiance.

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Un faible succès qui a des causes logistiques, mais pas seulement, selon le père Fadi Sarraf, un prêtre syrien installé à Montréal depuis 32 ans. « On ne savait pas si le pape allait venir ou pas. Et on a dit que la visite était surtout pour les autochtones, ils étaient prioritaires. Les gens n’étaient pas sûrs d’avoir accès aux portes, certains ont dû être un peu découragés« , justifie-t-il. 

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Les autochtones, eux, n’ont pas pu tous se déplacer pour des raisons financières. Les excuses répétées à leur adresse n’attirent d’ailleurs pas vraiment les catholiques, de moins en moins nombreux, et surtout mis de côté, selon l’abbé Éric Nicolai de l’Opus Dei. Ce prêtre de Toronto explique que « le Canada est un pays très sécularisé » et estime même qu' »il y a quasiment une violence contre la foi« . Il ajoute que le Premier ministre, Justin Trudeau, ne soutient l’Eglise « en aucune manière« .

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Dans les rues canadiennes, l’engouement n’est pas non plus palpable autour de la visite du pape, qui n’est pas salué sur son passage, ni accueilli par des drapeaux. 

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Bruce de Galzain
https://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/pape-francois/canada-pourquoi-le-pelerinage-penitentiel-du-pape-n-attire-pas-les-foules-decouragees_5279848.html
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