Constitutionalisation de l’IVG: pour qui sonne le glas?

4 Mar 2024 | Actualités

Je reprends ce titre de l’éditorial de Gabrielle Cluzel aujourd’hui sur Boulevard Voltaire, appréciable, si l’on compare à l’unanimisme des médias dits mainstream, même s’il reste très modéré (le sujet méritait selon moi plus de pugnacité, et peut-être d’agressivité…)

Le glas ne sonnera pas. Il a déjà sonné.

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Glas du débat : il n’y en a eu aucun, dans les médias en particulier. Aucun autre son de cloche pour filer la métaphore. L’IVG est le dogme, le tabou suprême

Glas du courage : il ne s’agissait pas de se déclarer conte l’avortement, simplement de s’opposer à sa constitutionnalisation.

« Ne serait-il pas convenable qu’on entende sonner le glas de toutes les églises de France quand le Congrès réuni à Versailles lundi 4 mars votera l’inscription de la loi sur l’avortement ? » suggérait, il y a quelques jours, un prêtre sur les réseaux sociaux.

(…)

Ce serait peut-être « convenable », comme dit cet ecclésiastique, mais ça n’arrivera pas.

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Non, le glas ne sonnera pas. Il a déjà sonné.

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Glas des oppositions fermes de l’Église [cf. Droit à l’avortement dans la Constitution: le service minimum des évêques de France] : les protestations se borneront sans doute à l’expression d’une « tristesse » et aux quelques exhortations au jeûne et à la prière déjà formulées par certains évêques à leurs fidèles [cf. Mgr Aillet]. Les persécutions insidieuses récurrentes – à travers ses écoles qui ont commis le crime, par contraste, de révéler l’effondrement de l’enseignement public -, les scandales de pédophilie qui l’ont fragilisée ont fait douter l’Église de sa légitimité à se poser en parangon de morale [c’est en réalité le but de l’hypermédiatisation de ces « scandales »].

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Glas du débat : il n’y en a eu aucun, dans les médias en particulier. Aucun autre son de cloche pour filer la métaphore. L’IVG est le dogme, le tabou suprême(…)

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Glas du courage : il ne s’agissait pas de se déclarer conte l’avortement [en réalité, il s’agissait SURTOUT de cela, et je regrette que Gabrielle Cluzel ne le revendique pas], simplement de s’opposer à sa constitutionnalisation. Pas un seul groupe politique d’opposition ne l’a osé, seules quelques voix isolées – très isolées – ont osé dire non possumus.

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