Avant-hier, consultant la page spéciale mise en ligne par le diocèse de Metz pour y trouver des informations pratiques sur la journée du 28 septembre, je suis tombée sur… le formulaire qui fâche. Aujourd’hui, l’objet du délit a été corrigé (je n’ose imaginer que j’y suis un peu pour quelque chose). Tant mieux. Mais d’autres préoccupations surgissen et elles ne laissent rien présager de bon.
Comme il est difficile d’imaginer que le Pape se rend spécialement (et juste pour les beaux yeux d’un maire au bord de l’apoplexie), dans une ville moyenne de l’Est de la France, certes riche d’histoire et d’attraits touristiques (dont sa superbe cathédrale, appelée « la lanterne du Bon Dieu » à cause de ses vitraux) mais méconnue, voire inconnue de la majorité des Français sinon pour son club de football, on peut supposer que sa visite est motivée par autre chose. En l’occurrence, la présence, sur une pittoresque hauteur dominant la vallée de la Moselle, de la maison de Robert Schuman (en attente de béatification!!) [*], une charmante gentilhommière, transformée .en lieu de pèlerinage union-européiste et plateforme d’endoctrinement des jeunes générations.
Par ailleurs, et là je m’éloigne de Metz, le Pape devait se rendre dans un centre de soins palliatifs, la Maison médicale Jeanne-Garnier située à Paris, dans le XVe arrondissement. Or, la visite a semble-t-il mystérieusement disparu de l’agenda pontifical.
Le père Michel Viot s’en fait l’écho sur son profil X:
Je peux affirmer ce soir que la Direction de l’Institut Jeanne Garnier grand centre de soins palliatifs attend le visite du Pape Léon XIV lors de sa prochaine visite à Paris. Des malades qui viennent d’´y entrer attendent aussi cette venue et luttent pour vivre au moins jusqu’à…
— Michel Viot (@michel_viot) August 10, 2026
Je laisse le mot de la fin à Arnaud Florac, auteur d’un excellent papier sur le site Bd Voltaire
On ne sait pas pourquoi cette occasion n’est plus à l’ordre du jour, mais la direction de l’Institut Jeanne-Garnier l’aurait confirmé au prêtre [Michel Viot]. Peut-être la Curie a-t-elle voulu faire une concession diplomatique à ce gouvernement qui aime tant la mort, la destruction, les malades rendus invisibles, les plus pauvres et les plus petits (« ceux qui ne sont rien »), piqués ou aspirés pour qu’ils arrêtent d’emmerder le monde avec leur appétit de vivre. On ne sait pas. On se perd en conjectures.
En tous les cas, voilà bien une intention de prière pour l’Assomption : au lieu de béatifier l’un des fossoyeurs de la souveraineté française, que le pape tende la main à ces gens, bien vivants mais pas pour longtemps, qui n’attendent qu’un geste de lui, qu’un mot.
Ndlr
[*] Lire à ce sujet sur Bd Voltaire: Lettre à Sa Sainteté Léon XIV : la béatification de R. Schuman au risque de la fracture

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