Sa vie auprès de Benoît XVI, son avenir dans l’Eglise, ses relations difficiles avec Bergoglio qui l’a « chassé comme un chien » (sic!), le tout assaisonné de considérations géopolitiques. Décidément, le secrétaire de Benoît XVI est très présent en ces jours où il fête son 70e anniversaire (enfin, relativisons, cette présence se limite à un microcosme, et à une aire géographique bien précise dont la France ne fait évidemment pas partie). Après l’interview au portail catholique de la conférence des évêques allemands (cf. Une interviewe de Mgr Gänswein), voilà qu’il apparaît dans pas moins de 3 articles de DOMRADIO.DE – un autre portail catholique multimédia allemand, celui-là géré par l’archevêché de Cologne -, repris par des sites italiens.
Le premier, daté du 30 juillet 2026, nous apprend que le poste de Préfet de la Maison Pontificale, qu’il a occupé de 2012 à 2020, successivement sous Benoît XVI puis Bergoglio, a enfin été pourvu par Léon XIV. Le nouveau titulaire… ce n’est pas lui (peut-être l’avait-il espéré)
Une fois cette situation éclaircie, la question se pose: Sa carrière est-elle terminée? L’article suggère qu’à 5 ans de l’âge-couperet canonique, la réponse est plutôt « NON », on parle de lui pour la nomination à une nonciature prestigieuse, pourquoi pas Paris?
Mais la prudence reste de mise…
Portrait de l’archevêque Georg Gänswein à l’occasion de son 70e anniversaire
Sa carrière est-elle terminée ?
Ludwig Ring-Eifel
https://www.domradio.de/artikel/portraet-von-erzbischof-georg-gaenswein-zum-70-geburtstag
Il a fallu beaucoup de temps avant que le poste occupé pendant de nombreuses années par l’archevêque allemand Georg Gänswein ne soit pourvu au Vatican. Ce n’est que le 30 mars 2026 que le pape Léon XIV a nommé l’archevêque canadien et diplomate du Vatican Petar Rajic au poste de nouveau préfet de la Maison pontificale. Auparavant, ce poste, dont le titulaire est notamment chargé d’accompagner les invités d’État de haut rang jusqu’au pape, était officiellement vacant depuis des années.
L’archevêque Gänswein, qui a occupé cette fonction avec brio, charme et aisance entre 2012 et 2020, est désormais lui-même diplomate du Vatican. Depuis deux ans, il représente le Saint-Siège dans l’une des régions les plus sensibles d’Europe sur le plan de la politique étrangère, à savoir les trois républiques baltes que sont la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie. C’est à ce titre que ce natif de la Forêt-Noire fêtera son 70e anniversaire le 30 juillet.
C’est le pape François lui-même qui lui a confié sa mission actuelle, après que ces deux hommes aux personnalités si différentes eurent surmonté un conflit qui s’était accumulé au fil des années. Auparavant, Gänswein avait patiemment enduré une année de mise à l’écart imposée par le pape dans sa région natale de Bade.
(…)
Gänswein était au service de deux maîtres

La véritable raison de ces frictions au sein de la hiérarchie était sans doute le fait que le prélat allemand, très apprécié par de nombreux professionnels des médias, avait été pendant des années au service de deux maîtres. Or, une telle situation est déjà décrite comme impossible dans la Bible.
Au cours de cette « ère des deux papes », marquée par la démission anticipée du pape Benoît XVI, le rôle de Gänswein n’était objectivement pas facile. Et puis, ce docteur en droit canonique a parfois rempli ce rôle avec tant de vigueur et de créativité que cela a profondément déplu au pape argentin, très soucieux de son pouvoir, qui s’est vu contraint d’initier l’Allemand à la vertu de l’humilité.
Le best-seller de Gänswein, « Rien que la vérité », qui décrit de manière vivante la coexistence entre le pape en fonction et le pape émérite, est le fruit de cette période mouvementée. Cet ouvrage revêt une grande importance pour l’histoire future de l’Église, car tout pape qui envisagerait à l’avenir de démissionner pourra y découvrir les conséquences possibles d’une telle décision.
Entre-temps, les deux papes, sous les ordres desquels Gänswein a servi simultanément, ont rendu l’âme. Lorsque ce diplomate du Vatican évoque aujourd’hui dans des interviews le retour à la « normalité » au Vatican sous le pape Léon XIV, il fait avant tout référence au style de gouvernance et de communication du chef de l’Église, plus conforme à la tradition papale. Mais il rappelle aussi indirectement à quel point la coexistence de Benoît XVI et de François constituait un défi.
(…)
On sait pour l’instant peu de choses sur les relations entre Gänswein et le pape originaire de Chicago, qui a le même âge que lui. Les deux hommes ont longuement discuté au Vatican en décembre 2025, après quoi Gänswein n’a pas tari d’éloges à l’égard de son nouveau supérieur.
Depuis lors, des rumeurs isolées laissent entendre que l’ancien secrétaire du pape pourrait, sous ce pontificat américain, aspirer une dernière fois à des fonctions plus élevées. Il pourrait alors peut-être se voir confier un poste de premier plan lors des prochains remaniements prévus pour plusieurs postes de direction au Vatican. Mais jusqu’à présent, rien ne vient confirmer ces spéculations.
Un transfert à Paris ?
D’autres observateurs du Vatican supposent que Gänswein, après trois ans de service diplomatique dans les pays baltes, pourrait être muté l’été prochain, en fin de carrière, dans l’une des « grandes » et prestigieuses nonciatures apostoliques. Celle de Paris, par exemple, serait tout à fait appropriée. L’actuel titulaire de ce poste, l’archevêque Celestino Migliore, atteindra en effet le 1er juillet 2027 la limite d’âge épiscopale fixée à 75 ans. Et contrairement au lituanien, Gänswein, qui possède un don pour les langues, n’aurait pas besoin d’apprendre le français. C’est l’une des quatre langues étrangères qu’il maîtrise parfaitement depuis longtemps.
Dans un second article, daté lui aussi du 30 juillet, Georg Gänswein évoque avec des mots étonnamment forts l’amertume qu’il a ressentie après la rebuffade que lui a infligée El Papa. On sent que, malgré ses protestations, la blessure n’est pas encore refermée, et le ressentiment reste très fort.
Comme un chien « chassé de la cour »
https://www.domradio.de/artikel/erzbischof-gaenswein-uebt-zum-70-geburtstag-kritik-am-vatikan

Après son transfert depuis Rome, l’archevêque Georg Gänswein s’est ressourcé à Fribourg et a pris le temps de digérer les événements. « Ce n’est un secret pour personne que le pape François m’a rappelé dans mon diocèse d’origine sans me confier de mission précise.
« Cela a été extrêmement douloureux : je me sentais comme un chien chassé de la cour », a confié Gänswein au journal « Badische Neueste Nachrichten » peu avant son 70e anniversaire, ce jeudi. Son séjour à Fribourg l’aurait aidé à « panser ses blessures et à surmonter les épreuves causées par son éloignement de Rome ».
La décision de François lui a infligé une profonde blessure, a-t-il déclaré. « Être écarté sans aucune explication, ça fait mal. » Il a accepté la décision papale parce qu’il avait promis obéissance au pape [Benoît] lors de son ordination épiscopale. Tenir cette promesse n’a pas été facile.
Lors d’un événement organisé par le journal « Schwäbische Zeitung », Gänswein aurait déclaré, selon un article : « J’ai expié une grande partie de mes péchés au purgatoire. » Il aurait prié et souffert. « Un jour, je comprendrai peut-être pourquoi les choses se sont passées ainsi. »
« Lorsque j’ai dû quitter Rome, Fribourg m’a, pour le dire sans détours, accordé l’asile », a poursuivi Gänswein dans une interview accordée au journal « Badische Neueste Nachrichten ». Il en est très reconnaissant à l’archevêque Stephan Burger.
« Rome me manque », a admis cet homme de 69 ans lorsqu’on lui a posé la question. « Rome, c’est un art de vivre, riche d’expériences, de rencontres, de missions et de défis qui ont marqué près de trois décennies de ma vie. Mais je ne pleure pas la Ville éternelle. »
(…)
« Je fêterai mes soixante-dix ans comme les anniversaires précédents, mais avec un peu plus de solennité », a déclaré Gänswein au journal « Badische Neueste Nachrichten ». « Dieu merci, je suis en bonne santé, je me porte bien et je suis de bonne humeur. » Il a retrouvé son équilibre et s’efforce de mettre ses forces au service de la mission apostolique dans les pays baltes, de l’Église, de la foi et des hommes.
En guise de conclusion (mais dans l’ordre chronologique, c’est le premier des trois articles, daté du 22 juillet), voici l’interview que Georg Gänswein a accordé à DOMRADIO.DE. La couleur est plutôt géopolitique (on aura compris que don Georg n’aime pas Poutine). Mais les confidences qu’il fait sur ses relations avec Benoît XVI ne manquent pas d’émotion.
Dans une interview accordée à DOMRADIO.DE, l’archevêque Gänswein revient sur sa vie
« Les yeux de Poutine sont comme un réfrigérateur »
Renardo Schlegelmilch
https://www.domradio.de/artikel/erzbischof-gaenswein-blickt-im-domradiode-interview-auf-sein-leben
DOMRADIO.DE : Le 30 juillet, vous fêterez votre 70e anniversaire. Beaucoup de choses se sont passées au cours de ces 70 années : vous avez grandi dans la Forêt-Noire, vous avez travaillé comme secrétaire particulier de Joseph Ratzinger, futur pape Benoît XVI, vous avez dirigé la Maison pontificale en tant que préfet sous le pape François et vous êtes désormais ambassadeur du Saint-Siège dans les pays baltes. Laquelle de ces étapes vous a le plus marqué ?
Mgr Georg Gänswein (nonce apostolique dans les pays baltes) : Ne serait-ce qu’en termes de durée, c’est à Rome que j’ai passé le plus de temps. J’ai passé 28 ans à Rome, en commençant par travailler à la Curie en tant que secrétaire particulier du cardinal-préfet Ratzinger. Plus tard, je suis resté son secrétaire particulier lorsqu’il est devenu le pape Benoît XVI, puis également après son départ à la retraite.
J’ai ensuite occupé le poste de préfet de la Maison pontificale à Rome. Ces 28 années m’ont marqué, cela ne fait aucun doute. Ce sont aussi les années de ma vie qui ont été les plus dynamiques.
DOMRADIO.DE : Vous avez été ordonné prêtre à Fribourg en 1984. Qu’auriez-vous pensé si, à l’époque, quelqu’un vous avait décrit ce parcours ?
Gänswein : Je n’avais absolument pas envisagé cette voie. Je ne connaissais même pas bon nombre des étapes de ce parcours. C’est le genre de chose qu’on ne peut absolument pas prévoir, surtout avec le recul.
DOMRADIO.DE : En tant que secrétaire particulier, vous étiez bien plus qu’un simple assistant administratif pour Benoît XVI. Vous avez accompagné le pape émérite jusqu’à sa mort. Quelle était la nature de cette relation ?

© Sven Hoppe/dpa/Pool ( KNA )
Gänswein : Cette relation s’est construite au fil des années. Au départ, il s’agissait effectivement d’une relation professionnelle, lorsque j’étais encore secrétaire du préfet. Puis elle s’est considérablement renforcée lorsque je suis devenu secrétaire du pape.
Non seulement nous avons travaillé ensemble, mais nous avons également vécu sous le même toit et passé nos journées ensemble, du matin au soir. Chacun à sa manière et avec ses propres responsabilités, mais cela a bien sûr laissé des traces. Au cours de ces dix années qui ont suivi sa démission, cette vie commune et ces liens se sont encore renforcés. Les relations personnelles se sont de plus en plus consolidées.
DOMRADIO.DE : En quoi le fait de travailler en étroite collaboration avec une personne qui joue un rôle majeur au sein de l’Église et dans le domaine de la théologie vous a-t-il marqué ?
Gänswein : Avant de faire la connaissance de cette personne, j’avais en fait étudié pratiquement tout ce que le théologien Ratzinger avait écrit. C’était en quelque sorte mon premier contact avec lui, car je connaissais ses propos théologiques, son œuvre et ses positions. Je connaissais sa pensée théologique.
Cette rencontre en personne a bien sûr permis d’approfondir et d’élargir considérablement ce lien. C’est sa personnalité qui m’a le plus marqué et le plus profondément. Mais j’ai aussi pris la décision de me laisser influencer par cette personne.
DOMRADIO.DE : Votre nomination au poste d’archevêque et vos fonctions de préfet de la Maison pontificale ont coïncidé avec la démission du pape Benoît XVI. Cette nouvelle mission vous a permis de travailler directement avec deux papes, mais aussi de rencontrer des présidents, des premiers ministres et des rois du monde entier. Comment avez-vous vécu cette période ?
Gänswein : En tant que secrétaire du pape, j’avais déjà suivi une sorte de « cours préparatoire », si je peux m’exprimer ainsi un peu familièrement. À ce titre, j’avais bien sûr déjà eu des contacts indirects avec ce genre de personnalités. Mais en tant que préfet de la Maison pontificale, j’avais pour mission de recevoir officiellement ces personnalités au nom du pape. Au début, toute cette affaire me rendait un peu nerveux..
Je m’y suis de plus en plus habitué et j’ai également trouvé une façon personnelle de gérer cela. J’ai essayé d’être simplement moi-même. Tout à fait naturellement et tout à fait normalement. Et, avec le recul, je peux dire que cela a plutôt bien fonctionné au fil des années.
DOMRADIO.DE : Y a-t-il eu une rencontre ou un événement dont vous vous souvenez particulièrement ?
Gänswein : Nous avons déjà accueilli plusieurs personnalités que l’on connaît à la télévision. Je pense par exemple à Trump lors de son premier mandat, ou encore à Poutine. Poutine est venu deux fois. La première fois, il a rendu visite au pape Benoît XVI et j’étais présent en tant que secrétaire particulier. La deuxième fois, j’étais préfet de la Maison pontificale.
Trump et Poutine sont deux personnalités qui m’ont laissé des impressions très différentes. C’est une chose de les voir à l’écran. Mais les rencontrer en personne, les regarder dans les yeux et discuter avec eux, c’est tout autre chose. On se demande alors : correspondent-ils à l’image que j’en avais ?Georg Gänswein
« Avec Poutine, en revanche, j’avais l’impression de regarder un réfrigérateur droit dans les yeux. »
L’image que je me faisais de Trump ne s’est pas confirmée. À l’époque, c’était quelqu’un de très courtois, mais aussi doté d’un grand sens de l’humour. Avec Poutine, en revanche, j’avais l’impression de regarder un réfrigérateur droit dans les yeux. Des yeux glacés qui m’ont un peu effrayé. Ce sont là les expériences les plus marquantes que j’ai vécues en tant que préfet.
DOMRADIO.DE : Vous êtes aujourd’hui nonce apostolique dans les pays baltes. L’armée allemande est en train de mettre en place une brigade juste à côté de chez vous, à Vilnius, et le conflit entre la Russie et l’Ukraine attire une attention mondiale considérable sur cette région précisément. En quoi cela influence-t-il votre travail sur place ?
Gänswein : Pour commencer par ce que vous avez explicitement mentionné : il est en effet vrai que la Bundeswehr met en place une brigade. Et ce n’est pas d’hier, mais cela fait déjà trois ans. D’ici cinq ans, la brigade devrait être opérationnelle et environ 5 000 soldats, accompagnés de leurs familles, devraient être stationnés en Lituanie. Actuellement, cela représente environ 2 000 personnes, soit pratiquement un grand quartier. Les travaux battent leur plein.
Il est évident que, d’un point de vue historique, l’Allemagne et la Lituanie n’ont pas toujours entretenu les meilleures relations. Surtout si l’on considère la période de 1941 à 1943, celle de l’occupation nazie. Mais grâce à la mission confiée à la Bundeswehr, une relation amicale s’est heureusement établie. Les Lituaniens, mais aussi tous les Baltes en général, sont très reconnaissants et heureux de ce soutien manifeste de la part de la Bundeswehr.
La Bundeswehr et la brigade ne relèvent pas de ma compétence. Je suis certes allemand, mais je ne suis pas ambassadeur. C’est un collègue qui s’en charge, et il le fait très bien. Bien sûr, j’entretiens des relations informelles ou personnelles dans le cadre de l’aumônerie militaire.
DOMRADIO.DE : Vous représentez le Saint-Siège à Vilnius. Quel rôle le Vatican joue-t-il à cet égard ?
Gänswein : Le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques avec les trois pays baltes depuis plus de 100 ans. Et bien que ces pays soient petits, la présence de l’Église catholique y joue un rôle important.
Précisément parce qu’elles se trouvent sur le flanc nord-est de l’Europe, au cœur de ce conflit, ou plutôt à la frontière de ce conflit. Je le constate jour après jour. Cela marque la mentalité des gens et leur met la pression.
DOMRADIO.DE : Cela se reflète-t-il dans la spiritualité et la foi des gens ? Y a-t-il des différences entre les trois pays baltes que sont l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie ?
Gänswein : La Lituanie compte environ 80 % de catholiques. La Lettonie, qui compte trois millions d’habitants, compte un peu plus de deux millions de catholiques, et l’Estonie, qui compte un million d’habitants, en compte encore entre 8 000 et 9 000. Mais il est vrai que la présence de l’Église est perceptible même au-delà des frontières confessionnelles. Georg Gänswein
« (…) la diplomatie permet d’accomplir en secret bien plus que ce qui serait possible au grand jour. »
Le Saint-Siège est le symbole d’une Église universelle. C’est là son grand avantage, son grand atout. De plus, le Saint-Siège et le pape sont à l’origine de très nombreuses initiatives. Et, grâce à la diplomatie, on accomplit en coulisses bien plus que ce qui serait possible au grand jour. Je peux désormais le confirmer moi-même, car je fais partie des collaborateurs actifs dans ce domaine.
DOMRADIO.DE : Vous avez servi deux papes successifs et vous êtes désormais nommé nonce par le troisième, le pape Léon XIV. Avez-vous l’impression que l’approche diplomatique a pris un nouvel élan avec le nouveau pape ?
Gänswein : Le pape ne décide pas seul de la politique diplomatique. Le nouveau pape arrive dans une situation où des relations diplomatiques – restons dans les pays baltes – existaient déjà. Mais je constate également que la personnalité de Léon a effectivement apporté un nouveau souffle et une nouvelle dynamique. Il est encore trop tôt pour dire dans quelle mesure cette dynamique se traduira désormais par des initiatives concrètes et des « succès »
« La paix est le mot-clé et le mot magique qui a enflammé les cœurs des Baltes, quelle que soit leur confession. Et ce mot magique est associé au visage de Léon. »
DOMRADIO.DE : Pouvez-vous nous expliquer d’où vient ce sentiment de soulagement ? D’où vient cette nouvelle dynamique ?
Gänswein : La paix est le mot clé. Dès son premier discours, le pape Léon a mis l’accent sur la paix du Ressuscité. C’est ce mot magique qui a enflammé les cœurs des Baltes, quelle que soit leur confession. Et ce mot magique est associé au visage de Léon. Il a fait basculer l’ambiance, transformant un vent contraire en vent favorable. Il est impossible de prédire si ce vent va tourner à nouveau.
DOMRADIO.DE : Pour un archevêque, le 70e anniversaire ne marque pas nécessairement le moment où l’on se contente de jeter un regard rétrospectif sur son parcours. Il peut encore se passer beaucoup de choses. Comment envisagez-vous les années à venir ?
« Je considère cette période comme le temps qui m’est donné pour accomplir ma mission dans l’esprit apostolique. Pour l’Église, pour les fidèles et pour les habitants des pays baltes. »
Gänswein : J’aborde mon anniversaire avec sérénité, confiance et sans agitation. Et c’est ainsi que j’envisage également les années à venir. Je considère cette période comme le temps qui m’est accordé pour accomplir ma mission dans l’esprit apostolique. Pour l’Église, pour les fidèles et pour les populations des pays baltes.




0 commentaires