Qu’ont donc derrière la tête et qui sont ceux qui nous ont privé, avec notre assentiment, de nos libertés (et même: de NOTRE liberté, au singulier)? Et qui trouvent leur intérêt à maintenir le lockdown? Un très bon éditorial de Benedetta Frigeria sur la NBQ d’aujourd’hui

C’est la crise de ma vie. Avant même que la pandémie ne frappe, j’ai réalisé que nous étions à une époque révolutionnaire où ce qui serait impossible, voire inconcevable en temps normal, était devenu non seulement possible, mais probablement absolument nécessaire ».

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George Soros

Voici comment et qui nous prive de nos libertés fondamentales

Benedetta Frigerio
22 mai 2020
La NBQ
Ma traduction

Les aveux des leaders politiques qui admettent que les impositions ne sont pas nécessaires pour endiguer la pandémie mais utiles pour faire comprendre qui commande. Le langage et la méthode coercitive acceptés par la population qui autrefois se serait rebellée. La censure de la presse. Les enfants signalés. Les intérêts de ceux qui espèrent que l’urgence ne prendra pas fin, pour imposer des obligations de vaccination. Et les grands « philanthropes » qui avaient déjà tout prévu, imaginant des systèmes de contrôle autoritaires et omniprésents.

Pourquoi une pandémie qui dure depuis à peu près six mois, avec 300 000 décès dans le monde pour un taux de mortalité global de 0,003% (rien à voir avec les épidémies du passé qui faisaient des millions de morts sur une population mondiale plus réduite) a-t-elle pu, comme jamais auparavant, donner aux gouvernements des pouvoirs plus exceptionnels que ceux accordés durant des états de guerre ?

Pensons, par exemple, aux déclarations faites par plusieurs leaders sans que la population ait bronché: le sous-secrétaire de la région Emilie-Romagne, Davide Baruffi [de centre-gauche], a admis que « nous avons donc dit ‘non’ à l’activité physique en général non pas parce qu’elle est le premier facteur de contagion, mais parce que nous voulions donner le sentiment que le régime de restrictions dans lequel nous nous trouvions en particulier au début du mois de mars devait être très strict et très rigoureux pour tout le monde« . Ne voulant pas discuter de la nécessité ou non de mesures aussi strictes (c’est Baruffi lui-même qui répond), on ne peut cependant pas éviter de poser des questions sur les modalités avec lesquelles elles ont été imposées. Des modalités qui ne peuvent laisser personne indifférent, même ceux qui pensent que de telles restrictions étaient nécessaires.

Pour bien nous comprendre, il suffit de regarder comment certains États américains ont agi: Kristi Noem , gouverneur du Dakota du Sud [parti républicain], a expliqué à The Federalist qu’elle n’a imposé aucun comportement restrictif et aucune sanction, encourageant par contre « à maintenir la taille des groupes en dessous de 10, à garder une distance sociale, à pratiquer une bonne hygiène… nous avons demandé aux personnes vulnérables de rester chez elles… nous avons beaucoup de personnes qui restent chez elles et qui sont plus responsables que dans les États qui ont des mesures coercitives. Le nombre de contagions dans l’État est resté très faible ».

Le maire de New York lui-même, Andrew Cuomo, qui a en revanche imposé un verrouillage scrupuleux, a ensuite dû prendre connaissance des données fournies par les 100 hôpitaux-symboles du pays: environ 84% des patients admis à l’hôpital ne voyageaient pas, ne travaillaient pas, ne fréquentaient pas les lieux publics. La majorité d’entre eux (73 %) avaient plus de 50 ans. Le maire progressiste a donc admis : « C’est une surprise: la majorité absolue des personnes (infectées, ndr) étaient chez elles ».

En Italie aussi, les statistiques ne sont pas loin de celles des États-Unis: le 24 avril, l’Istituto Superiore della Sanità a parlé de 44% des contagions survenues dans les maisons de retraite, 24% chez soi, 10,8% dans les hôpitaux et seulement 4,2% sur le lieu de travail.

Mais alors, pourquoi menacer d’un deuxième lockdown? Il ressort clairement des propos de Baruffi qu’au-delà de la nécessité ou non des restrictions, il est nécessaire de les imposer afin que la population soit amenée à obéir dans tous les cas.

C’est ce que confirment les déclarations du président de l’Emilie-Romagne, Stefano Bonaccini [gauche], qui, interviewé à la télévision, s’est exprimé en ces termes à propos des lieux où isoler les personnes malades: « Nous avons mille nouveaux lieux supplémentaires, entre hôtels et établissements privés auxquels nous avons dit ‘maintenant, vous faites ce qu’on vous dit‘. Et quand on en trouve un (malade, ndlr) à la maison, parce qu’on va chercher maison par maison… nous avons plus de 70 unités mobiles spécialisées qui se déplacent dans toute la région, province par province ». Un langage similaire, basé non pas sur l’information mais sur la coercition, a également été légitimé par le premier citoyen de Milan, Giuseppe Sala [Parti Démocrate], qui a ordonné: « Les personnes âgées ne doivent pas sortir, gardez-les à la maison, verrouillées! »

Et puis il y a ceux qui sont allés plus loin, comme la Nouvelle-Zélande, où il y a eu 21 morts mais où la majorité parlementaire (63 contre 57) a voté en faveur d’un décret de loi qui donne à la police le pouvoir de pénétrer dans les maisons sans mandat judiciaire pour contrôler les personnes en quarantaine. Même dans certains États américains, les restrictions ont été disproportionnées par rapport au petit nombre d’infections et maintenant que l’Oklahoma, la Géorgie, la Caroline du Sud, l’Alaska et d’autres États ont révoqué les fermetures, ils sont critiqués par ceux (comme Nancy Pelosi, présidente de la Chambre) qui prétendent qu’ils ne devraient relâcher leur emprise qu’une fois le vaccin développé. Cela pourrait prendre de 18 mois (jusqu’à ce que son innocuité soit prouvée) à plusieurs années.

À tel point que le ministère de la Justice de Trump tente de freiner les gouverneurs des États qui, contre la Constitution nationale, ont abusé de leur pouvoir pour priver les citoyens de toute liberté, provoquant l’effondrement de l’économie (et donc les soins de santé avec les décès qui en découlent dont les journaux ne parleront pas), créant pauvreté et désespoir, même dans les régions du pays faiblement touchées par le virus.

Mais la restriction de la liberté acceptée au nom d’une urgence qui, répétons-le, n’est pas pire que d’autres dans le passé, se produit également dans les secteurs de l’information et de la santé. En ce qui concerne le premier, il suffit de se rappeler que Twitter a commencé les purges en signalant les profils de ceux qui remettent en question les informations officielles ou les opinions sponsorisées par la grande presse sur Covid-19. Pensons ensuite à ce qui se passe dans les écoles françaises, où les enfants qui expriment des opinions différentes des opinions officielles doivent être signalés à l’insu de la famille aux travailleurs sociaux [1].

En ce qui concerne le secteur de la santé, cependant, il existe des mesures qui n’auraient jamais été acceptées auparavant. Dans le Latium, par exemple, le président régional, Nicola Zingaretti [également président de la Région du Latium], a signé une ordonnance par laquelle il oblige toutes les personnes de plus de 65 ans à se faire vacciner contre la grippe, tout comme les travailleurs de santé qui seraient autrement considérés comme inaptes. Le choix, dans ce cas aussi, n’est pas celui d’une information qui appelle à la libre adhésion des personnes mais l’obligation d’une voie à sens unique qui sanctionne toute défection. Tout cela, écrit Zingaretti, au nom des recommandations de l’Oms – dont l’impartialité n’a jamais été autant mise en doute qu’aujourd’hui, même par les médias officiels – et sans se soucier des hypothèses qui ont surgi en Italie sur une possible association entre les vaccinations contre la grippe et les risques de contracter le coronavirus (dans la région de Bergame, on demande aux personnes guéries soumises à un prélèvement si elles ont reçu le vaccin). Ce n’est certainement qu’une hypothèse, mais le principe de précaution dit qu’elle doit être vérifiée avant l’imposition sérieuse d’une intervention sanitaire. Au contraire, avec la motion Gelmini-Mandelli, on fait pression sur le gouvernement pour rendre la vaccination contre la grippe obligatoire pour les plus de 65 ans, pour les enfants de plus de 6 mois atteints de certaines maladies et pour les femmes enceintes.

L’inquiétude concernant l’imposition du vaccin « avant qu’il ne soit trop tard », c’est-à-dire que les contagions diminuent en même temps que la perception du danger par la population, a même été admise noir sur blanc par la revue Nature, qui, interviewant Heidi Larson, directrice du Vaccine Confidence Project, explique: « La communication relative à un vaccin devra être étudiée attentivement », car si « alors (quand le vaccin sera développé) il y a déjà moins d’infections COVID-19, la vente sera difficile », et donc à ce stade la seule chose qui « fera changer les gens d’avis est que le gouvernement dise que vous pouvez aller travailler si vous avez eu le vaccin », que les infections aient disparu ou non.

Ce n’est pas tout: la Fondation Rockefeller a déjà présenté le « Plan d’action national pour le contrôle du Covid-19 » dans lequel on espère la réouverture des Etats-Unis seulement sous certaines conditions : « tests et analyses … aussi longtemps qu’il faudra pour développer un vaccin ou un remède » et qui parle d’un « Conseil de contrôle de la pandémie, similaire au War Production Council que les Etats-Unis avaient créé pendant la Seconde Guerre mondiale ». Ce « conseil » serait composé non pas de politiciens démocratiquement élus mais de techniciens, « de dirigeants d’entreprises, de gouvernements et d’universités ». Il est également question d’une « Commission de lutte contre la pandémie », c’est-à-dire d’un personnel rémunéré pour contrôler la population, par le biais de systèmes de suivi (ici, Apple, Google et Facebook sont mentionnés), à leur domicile, sur leur lieu de travail, dans leurs études et dans leurs loisirs. Bref, on sponsorise un système permettant de contrôler des vies grâce à la pandémie, autrement impossible à faire digérer par les citoyens.

Mais la Fondation Rockefeller était déjà prête pour cette éventualité, puisqu’elle a publié en 2010 le document Scenarios for the Future of Technology and International Development (2), dans lequel elle émet l’hypothèse de l’apparition d’une pandémie qui aurait « un effet mortel sur les économies : la mobilité internationale des personnes et des biens a subi un revers… au niveau local, les magasins et les bureaux… sont restés vides pendant des mois ». En outre, « pendant la pandémie, plusieurs dirigeants nationaux ont imposé leur autorité et ont mis en place des règles et des restrictions très strictes, allant de l’obligation de porter des masques, au contrôle de la température corporelle, en passant par l’entrée des zones communes telles que les gares ou les supermarchés. Même après la fin de la pandémie, ce contrôle autoritaire sur les citoyens et leurs activités s’est poursuivi et même intensifié… Les citoyens ont volontairement renoncé à une partie de leur souveraineté – et de leur vie privée – en faveur d’États plus paternalistes en échange d’une sécurité et d’une stabilité accrues ». Le document parle ensuite du rôle des fondations philanthropiques qui consiste à « s’aligner plus étroitement sur les stratégies d’aide au développement national (APD) et les objectifs des gouvernements », tandis que « les organisations philanthropiques intéressées par la promotion des droits et libertés universels seront bloquées aux frontières de nombreuses nations ». À ces fins, lit-on, il faut une « technologie ‘Lock Step’ en grande partie dirigée par le gouvernement… axée sur la sécurité nationale et les questions de santé. La plupart des améliorations technologiques ont été créées… par le double désir des gouvernements de contrôler et de surveiller leurs citoyens ».

Ce n’est pas un hasard si, entre 2017 et 2018, la Fondation Rockfeller, en collaboration avec Bill Gates et Gavi (l’Alliance pour les vaccins), a conçu un système appelé ID2020 Alliance par lequel chaque personne se voit attribuer une identité numérique pour enregistrer, au-dessus de chaque État-nation, les dates de naissance, les dossiers médicaux, les cartes de crédit, les voyages, les droits politiques, les prestations de sécurité sociale, les antécédents médicaux, l’historique des vaccinations des citoyens du monde entier.

C’est peut-être la raison pour laquelle les « philanthropes » de Rockefeller et ceux comme Soros (en mesure d’influencer les politiques mondiales et sponsors des gouvernements mondiaux formés de techniciens, de mesures coercitives liées au changement climatique et aux vaccins) ont écrit que « la Fondation Rockefeller existe pour faire face à des moments comme celui-ci » et déclaré [Soros, 11 mai 2020] que « c’est la crise de ma vie. Avant même que la pandémie ne frappe, j’ai réalisé que nous étions à une époque révolutionnaire où ce qui serait impossible, voire inconcevable en temps normal, était devenu non seulement possible, mais probablement absolument nécessaire« .


NDT

(1) L’information a été reprise par Jeanne Smits, cf. Life Site News

Deux documents officiels ont été publiés avant la réouverture des écoles. Le premier, intitulé « Écouter ce que les élèves de retour ont à dire après l’internement COVID-19« , vise à reconstruire la « résilience » dans ce qui est présenté comme un retour à un environnement « sûr » – comme si le fait d’être chez soi, avec ses parents, pouvait être considéré comme un traumatisme. Le document est disponible ici sur le site officiel pour les enseignants, Eduscol.
Le second document, sur le même site, porte le titre « COVID-19 et les risques de déviance sectaire ». Il parle encore plus clairement d’un éventuel changement d’attitude des élèves en raison de « l’influence extérieure ou familiale ».

(2) Le document cité en lien par Benedetta Frigerio renvoie à un site estonien dont je ne peux pas garantir la fiabilité. Ça ressemble à un vrai document (mais la date n’est pas précisée) mais c’est peut-être un faux, que des sites ont pu reproduire en toute bonne foi (voir ici en français avec la traducteur automatique). Les articles que j’ai trouvés avec la même référence à ce site estonien sont datés de mai 2020 (j’ai peut-être mal cherché…), ce qui leur ôte leur caractère de prophétie.
En tout cas, se non è vero, è ben’trovato

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