… renforcé non seulement par l’hystérie de masse propagée par les médias, mais aussi le soutien du Vatican. Résumé par José Ureta d’un article paru sur le site de l’Institut Plinio Corrêa de Oliveira et repris il y a plus d’un mois par le très sérieux Edward Pentin.

Le joueur de flûte de Hamelin… revisité

Les conséquences involontaires et intentionnelles des mesures de lutte contre les coronavirus

José

José Antonio Ureta
5 mai 2020
Ma traduction

En consentant à la fermeture des églises, le Vatican a contribué à accroître le climat de panique vis-à-vis de l’épidémie de coronavirus. Avec ses appels répétés à l’écologie intégrale et à un nouveau modèle de mondialisation, ainsi que son soutien aux « mouvements populaires » en Amérique latine, le pape François apporte un soutien spirituel à l’opération d’ingénierie sociale la plus massive de l’histoire. Ce sont les principales dénonciations que l’Institut Plinio Corrêa de Oliveira (IPCO) a émises contre les hauts dirigeants de l’Église catholique dans une étude documentée publiée récemment sur son site web.

L’article accuse le Vatican de contribuer à accroître le climat de panique qui a ouvert la voie aux mesures d’enfermement coercitives qui provoqueront une grave crise économique et sociale. En appliquant des mesures restrictives, les autorités du Vatican et la hiérarchie [ecclésiale] italienne sont allées au-delà des exigences des autorités civiles. La privation des sacrements et de la consolation spirituelle que la prière apporte à l’intérieur d’une église ne pouvait qu’accroître l’angoisse face à l’épidémie et, indirectement, induire la panique, dit le document de l’IPCO. Ce document a été publié avant que le pape François n’apporte son soutien au Premier ministre italien, en opposition avec l’attitude des évêques.

L’organisation, qui fait partie du mouvement Tradition Famille Propriété, affirme que les principaux bénéficiaires de la crise générée par l’épidémie qui a débuté à Wuhan sont le régime communiste en Chine, les écologistes radicaux, les promoteurs de la gouvernance mondiale et les secteurs d’extrême gauche. Une fenêtre d’opportunité s’est ouverte pour ces quatre acteurs qui visent à façonner un « nouveau monde » en fonction de leur programme idéologique.

Selon l’organisation, en Europe et ailleurs, la panique a conduit avec succès les populations à adopter une attitude de soumission face aux sévères restrictions de liberté que les autorités ont imposées à environ deux tiers de la population mondiale. Des enquêtes estiment que la panique a également conduit les gens à accepter les plans de contrôle de l’État par le biais d’applications pour smartphones comme condition pour sortir de ce que le directeur du FMI a appelé le « Grand Confinement« .

Comment peut-on comprendre, demande le document, qu' »il y a seulement trois mois, les masses occidentales étaient enivrées par les valeurs d’émancipation, d’autonomie et d’individualisme, et que maintenant elles acceptent la perspective du communisme chinois? » Leur réaction naturelle devrait être celle du philosophe français agnostique Comte-Sponville: « Je préfère attraper COVID-19 dans un pays libre que d’en être épargné dans un État totalitaire! »

Au contraire, les sondages montrent une augmentation de la popularité des gouvernements qui ont imposé des restrictions et prévoient de renforcer le contrôle sur la population en offrant en retour d’ouvrir les robinets des financements publics pour fournir des aides d’État.

Selon l’IPCO, cela ressemble à une version planétaire du syndrome de Stockholm, selon lequel une victime d’enlèvement développe une relation de complicité et un lien émotionnel fort avec son ravisseur. Il s’agit d’un phénomène psychologique qui peut s’accompagner d’une infestation collective préternaturelle, comme le décrit Mgr Léon Cristiani dans son livre « Evidence of Satan in the Modern World« .

D’un point de vue naturel, cette opération de manipulation mentale sans précédent à l’échelle mondiale semble obéir à la tactique que Plinio Côrrea de Oliveira a dénoncée il y a plus d’un demi-siècle dans son essai intitulé Unperceived Ideological Transshipment and Dialogue (Transfert idéologique non perçu et dialogue). Cela se fait principalement en recourant à ce qu’il appelait le « syndrome peur-sympathie ».

En appliquant les enseignements de l’intellectuel brésilien à l’opération de transfert idéologique en cours, d’un côté, nous aurions la peur du Covid-19. Et de l’autre, une aspiration romantique à revenir à un monde plus « respectueux de la nature », plus « ouvert » et « solidaire », dans lequel les standards de luxe des sociétés « bourgeoises » industrialisées céderaient la place à la simplicité et à la frugalité d’un mode de vie vanté par les « verts ».

Dans son terme final, le transfert idéologique devrait conduire les gens non seulement à se résigner face à la « décroissance » économique, comme si celle-ci était une fatalité, mais à accepter le nouveau style de vie comme une amélioration spirituelle.

Dans ce contexte, le pape François devient un allié précieux pour la réussite de l’opération, en publiant des déclarations telles que « Je ne sais pas si ces [catastrophes comme le coronavirus] sont la revanche de la nature, mais elles sont certainement la réponse de la nature ». « Je crois que nous devons ralentir notre rythme de production et de consommation », et il appelle à une « conversion écologique intégrale » et au soutien de mouvements tels que celui de Greta Thunberg.

On peut dire la même chose de l’appui du Vatican à ceux qui cherchent à profiter de la crise du coronavirus pour faire avancer l’agenda de la gouvernance mondiale. Le document de l’IPCO transcrit une déclaration de Jacques Attali, conseiller de tous les présidents français depuis 40 ans. Il a écrit en 2009 que « l’humanité n’évolue pas de manière significative tant qu’elle n’a pas vraiment peur », c’est pourquoi les épidémies permettent de jeter beaucoup plus rapidement les bases « d’un véritable gouvernement mondial ». En d’autres termes, c’est ce que l’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown a suggéré plus tôt: une forme temporaire de gouvernement mondial pour faire face aux crises médicales et économiques actuelles.

C’est également le coeur, bien que sur un ton plus modéré, d’une déclaration conjointe de l’Académie pontificales des sciences et de l’Académie pontificale des sciences sociales, dirigées par Mgr Marcelo Sánchez Sorondo, un évêque argentin très proche du Souverain Pontife. « Les problèmes mondiaux tels que les pandémies ou les crises moins visibles du changement climatique mondial et de la perte de biodiversité exigent des réponses globales et coopératives« , affirme la déclaration, insistant sur le fait que « les crises mondiales exigent une action collective ».

Les grands promoteurs d’un nouvel ordre mondial sous l’égide de l’ONU n’auraient aucune difficulté à souscrire à cette déclaration des deux Académies du Vatican, qui ne comporte aucune mention de Dieu!

« Je tiens à vous dire que je suis toujours disponible pour donner un coup de main. Comptez sur moi », tel était le message déconcertant du pape François à Luca Casarini, un leader italien d’extrême gauche. Le pontife l’a publié le dimanche de Pâques [cf. La dérive marxisante du Pontificat] avec un autre message aux « mouvements sociaux », dans lequel il déclare que « c’est peut-être le moment de considérer un revenu de base universel », une idée centrale de la gauche radicale. (Pablo Iglesias, vice-président de l’Espagne et dirigeant de Podemos, a salué cette déclaration. Auparavant, il avait suggéré que le gouvernement profite de la crise du coronavirus pour nationaliser tous les services d’électricité, les entreprises de communication, les hôtels et les cliniques privées).

« Si la lutte contre le coronavirus est une guerre », a ajouté le pape François dans son message aux mouvements sociaux, « vous êtes une véritable armée invisible qui se bat dans les tranchées les plus dangereuses ».

Avec un langage proche de celui des partis verts et de la gauche radicale, le cardinal Peter Turkson, président du Dicastère pour la promotion du développement humain intégral, a expliqué, en annonçant la création de groupes de travail pour préparer les suites du Covid-19, qu' »habiter la Terre comme une maison commune demande beaucoup plus. Cela demande la solidarité pour accéder aux biens de la création en tant que ‘bien commun’, et de la solidarité pour appliquer les fruits de la recherche et de la technologie afin de rendre notre ‘Maison’ plus saine et plus vivable pour tous ».

Le rapport de l’IPCO accuse les gouvernements occidentaux d’ouvrir la voie à cette gigantesque opération d’ingénierie sociale en prenant des mesures de confinement drastiques aux coûts sociaux et économiques énormes, basées uniquement sur des modèles mathématiques construits à partir de données incertaines. En effet, comme l’a écrit Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, dans un article du Financial Times, cet arrêt soudain de l’activité économique va conduire à « une tragédie aux proportions bibliques ».

Un des aspects non mentionnés dans cette tragédie est l’effet que la paralysie économique aura sur les segments extrêmement pauvres de la population dans les régions les moins développées de la planète. Dans ces régions, le nombre de pauvres augmentera d’un demi-milliard de personnes, annihilant les progrès réalisés au cours des trois dernières décennies. David Beasly, directeur exécutif du PAM [Programme alimentaire Mondial, ndt], dans une interview au Guardian, s’est exclamé : « Mon Dieu, c’est une tempête parfaite. Nous sommes face à des famines généralisées aux proportions bibliques ».

Au cours des premiers mois de 2020, à peu près 30 mille personnes moyenne vivant dans l’extrême pauvreté sont déjà mortes de faim chaque jour. Si la pauvreté extrême est doublée, le nombre de victimes quotidiennes de la faim doublera nécessairement aussi. En d’autres termes, 60 mille personnes sous-alimentées mourraient chaque jour. Ces 30 mille décès quotidiens supplémentaires représentent presque cinq fois plus que les victimes de Covid-19 au jour le plus grave de la pandémie, le 5 avril, où 6 367 décès ont été enregistrés dans le monde entier.

La recommandation de l’OMS de suspendre temporairement les campagnes de vaccination massive pour éviter les contacts sociaux et ainsi prévenir la propagation du coronavirus Sars-Cov-2 était également absurde. Le résultat est que des millions d’enfants ont été privés de leurs vaccins contre la polio, la rougeole, les papillomes, la fièvre jaune, le choléra et la méningite. Cela entraînera la propagation incontrôlée de ces maladies contagieuses, avec leurs séquelles de handicaps physiques et de décès.

Le monde aurait évité un nombre considérable de ces déficiences et de ces décès, affirment les disciples de Plinio Corrêa de Oliveira, si au lieu d’écouter uniquement les médias et les ayatollahs de l’OMS, les autorités avaient écouté d’autres experts qui suggéraient des mesures de confinement « verticales » ou « intelligentes ». Celles-ci auraient protégé la population à risque (les personnes âgées et celles atteintes de maladies graves) et n’auraient confiné les personnes infectées par le virus qu’après avoir effectué des milliers de tests. Comme le titre du Wall Street Journal l’a souligné, « Aucune société ne peut protéger longtemps la santé publique au détriment de sa santé économique ».

Encore moins une société peut-elle préserver la santé publique au détriment de la santé spirituelle – et notamment lorsque les autorités religieuses contribuent à sa faiblesse.

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